4 août 2026
La rivière

Quand on descend la route qui passe devant chez moi, on quitte le bourg et on entre dans la vallée du Trieux.
Tout en bas, il y a d’abord un vieux corps de ferme, un moulin et un camping. Tous trois appartiennent à un couple anglais. L’été, le camping est rempli de Néerlandais. Va savoir… C’est un endroit très sympa, tout au bord de la rivière, avec des noisetiers pour marquer les emplacements et une colonie de chauve-souris qui niche dans les combles du moulin. Je crois que depuis peu, il y a aussi des chouettes !
Une fois qu’on a laissé le camping derrière soi, on se retrouve à suivre le Trieux, au milieu des arbres. Les collines montent haut tout autour, on est à l’abri du monde. Sur la droite, à certains endroits, on chemine le long des falaises de granit caractéristiques de la région. Au printemps, on voit pas mal d’animaux – canards, martins-pêcheurs, libellules, etc. -, mais cet après-midi il n’y avait que des (très beaux) papillons. Il faut dire que je n’ai jamais vu le niveau de la rivière aussi bas.

Je trouve qu’on se croirait un peu dans Skyrim, avec les pierres disposées pour qui voudrait s’aventurer à traverser.
Ça faisait longtemps que je n’étais pas allée me balader dans ce coin (la pente pour remonter de la vallée est excellente pour le cardio et donc détestable). Mais quelle chance c’est, de vivre ici, au seuil des bois !
En fouillant un peu, j’ai découvert que ce sentier, indiqué comme étant le GR341 à l’entrée de ma rue, ne l’est plus du tout, en fait ! Il s’est appelé comme ça, un jour. Mais désormais, si tu cherches le GR341, tu trouveras un itinéraire qui part de Lanester pour aboutir au lac de Guerlédan. « Mon » sentier, lui, fait Pontivy-Paimpol. Je n’en parcours qu’une courte portion car au sortir de la vallée, il émerge au niveau de la RD. Quoi qu’il en soit, c’est bien là le deuxième lieu dont j’avais envie de parler ici, parce qu’il fait partie désormais de ces paysages familiers qui me font penser : j’habite ici.
C’est très joli et apaisant. J’allais justement te demander le niveau de l’eau habituel car on voit tellement de photos de rivières à sec, ça me tue…
C’est une catastrophe comme je ne me souviens pas en avoir été témoin, effectivement…